Publié le: 23/07/2012

SYRIE: Syrie: le régime rejette le plan de la Ligue arabe pour un départ négocié de Bachar el-Assad

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Un immeuble détruit à Damas, quartier de Midane, le 22 juillet 2012.
REUTERS/Shaam News Network

Les troupes au sol seraient arrivés dès ce lundi matin dans plusieurs quartiers de Damas. Au sud de la vieille ville, à Midane, une cinquantaine de soldats auraient été déployés, amenés sur place par une quinzaine de camions de transports de troupes.

Des troupes qui, selon des militants, seraient d’abord passées par le quartier de Nahr Aiché puis d’al-Zahira, à l’ouest de Midane.

L’armée syrienne affirme de son côté avoir « purifié des groupes terroristes armés » dans le quartier de Mazzé, le quartier des ambassades, d’où s’élevait ce matin encore une épaisse colonne de fumée noire, signe des affrontements violents qui s’y sont déroulés une partie de la nuit.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les grandes artères de la capitale sont contrôlées par l’armée et c’est essentiellement dans les ruelles de certains quartiers qu’ont lieu les affrontements.

La plupart des rues de la ville sont désertes et aux premières heures de la journée, la circulation était fluide.

Moins d’informations en revanche sur la situation à Alep dans le nord. L’Armée syrienne libre y a lancé une « bataille de la libération » dimanche, ouvrant un nouveau front à l’ouest de la ville, d’abord dans le quartier de Salareddine, sous contrôle maintenant de l’ASL. Plus à l’est, de violents combats auraient eu lieu dans les quartiers de Sarul et de Ranano City.

L’Union européenne renforce ses sanctions contre le régime syrien

Avec notre bureau à Bruxelles

Selon les termes de la décision des ministres des Affaires étrangères, les vingt-sept Etats membres de l’Union seront obligés de perquisitionner les navires dans leurs eaux territoriales et les avions dans leurs aéroports, s’ils sont soupçonnés d’avoir à bord des armements à destination de la Syrie.

Il s’agit déjà du 17e train de sanctions à l’encontre du régime bassiste. Et par coïncidence, ces sanctions renforcent les premières sanctions décidées en mai 2011, puisqu’il s’agissait déjà alors d’embargo sur les armes.

Il y a aussi eu ce lundi matin une extension de la liste des personnes proches du pouvoir, dont les avoirs seront gelés dans l’UE, et qui seront interdites de visa. Elles sont désormais 155.

Trois nouvelles entités sont elles aussi ajoutées aux sanctions, dont la compagnie nationale syrienne. Ses avions ne pourront plus être agréés en Europe, selon le ministre luxembourgeois.

La multiplication des sanctions européennes ne fait pas taire les doutes exprimés quant à leur impact réel sur les violences en Syrie. Malgré tout, pour les vingt-sept, c’est le moyen le plus efficace de démontrer qu’ils restent mobilisés, et utilisent tous les moyens à leur disposition, tant que le blocage persiste aux Nations unies.

Il n’y aura, en revanche, pas de fourniture d’armes à l’opposition. Les Européens continuent à tout faire pour éviter un engrenage qui mènerait à une intervention militaire.


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